Arbrealettres

Poésie

Le pauvre héliotrope (Georges Ribemont-Dessaignes)

Posted by arbrealettres sur 8 février 2018



 

[…]
Et le pauvre héliotrope tout petit pour contenir tant
de chaleur et de lumière
Ignorant les limites de son amour,
Alors qu’il fallait se fondre et non posséder,
Et que si le repos de l’être exige du silence qu’il absorbe
l’esprit,
Au poème de la douce chair il n’est de foudroyant éclair
A unir les deux pôles du désir
Que dans l’ultime nuit,
Le pauvre héliotrope réduit à ne plus se connaître
Se fane, penche la tête,
Et le présent cligne de l’oeil,
Tandis que quelque part sur la voûte du zodiaque,
Du côté opposé au soleil,
Les éléphants de l’éternité sonnent de la trompe,
Et la chair inassouvie souhaite la mort
A l’heure que s’émeut le premier duvet de l’amour.

(Georges Ribemont-Dessaignes)

 
Illustration: ArbreaPhotos

 

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