Arbrealettres

Poésie

Le simulacre (Julio Cortázar)

Posted by arbrealettres sur 12 février 2018



Illustration
    
Le simulacre

Chaque fois que je te vois dans le souvenir,
j’entends chanter le coq en pleine nuit
et une soif de combats et de clochers
me rend au sacrifice où je te perds.

Qui sait où tu te trouves, je ne sais plus
si tes yeux sont en or ou en argent,
mais mon sang est une lumière jaillissante
et à nouveau je mords la douce pomme.

Ô balbutiement des ténèbres, duel
de mousse et de léopard et gémissement,
désespéré qui contrefait le ciel !

L’aube sordide plane comme la cendre,
sur le rêve vaincu et l’oreiller
défiguré par le creux d’une seule tête.

(Julio Cortázar)

 

Recueil: Crépuscule d’automne
Traduction: Silvia Baron Supervielle
Editions: José Corti

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