Arbrealettres

Poésie

Phénomène (Goethe)

Posted by arbrealettres sur 13 février 2018



Quand à l’écran de pluie
Phébus se marie,
Il se forme soudain un arc
Dont les bords se nuancent de couleurs.

Dans le brouillard
Je vois tracé un cercle pareil;
L’arc, sans doute, est blanc,
Mais c’est tout de même un arc céleste.

Ainsi, vieillard alerte,
Tu ne dois pas t’affliger;
Même si tes cheveux sont blancs,
Tu aimeras quand même.

***

Wenn zu der Regenwand
Phöbus sich gattet,
Gleich steht ein Bogenrand
Farbig beschattet.

Im Nebel gleichen Kreis
Seh ich gezogen;
Zwar ist der Bogen weiß,
Doch Himmelsbogen.

So sollst du, muntrer Greis,
Dich nicht betrüben:
Sind gleich die Haare weiß,
Doch wirst du lieben.

(Goethe)

2 Réponses to “Phénomène (Goethe)”

  1. Julie Larousse said

    Beau poème sur l’amour dans la vieillesse par l’auteur de Faust.
    Ainsi pas besoin de vendre son âme au diable contre la jeunesse pour pouvoir aimer ?.

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