Arbrealettres

Poésie

Le mouru (Michel Camus)

Posted by arbrealettres sur 20 février 2018



Le mourant perd l’usage de la parole.

Le mouru est gagné par la vie du silence.

Mourir c’est reverdir.

La proximité de la mort réveille en nous
l’immémoriable mémoire du silence.

La verdeur de la mort est l’ultime secret du silence vivant.

L’intensité du silence a toujours lieu sans voix
comme la non-pensée: court-circuit
entre joie de l’être et splendeur du néant.

(Michel Camus)

4 Réponses vers “Le mouru (Michel Camus)”

  1. Se concilier le silence
    un silence bienveillant
    dans un carré de paradis
    à condition de sortir
    du cercle de l’enfer
    Que la source se tarisse
    que le soleil s’éteigne
    que la mer s’évapore
    qu’imorte !
    pourvu qu’on retrouve le silence
    des premiers instants du monde.

  2. yayamarieke said

    Le mourant perd l’usage de la parole, tout comme celui qui rêve 🙂

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