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Poésie

Archive for 3 mars 2018

Désir violent d’écrire (Séverine Daucourt-Fridriksson)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2018




    
désir violent d’écrire violence de son absence que le livre
endure

.

(Séverine Daucourt-Fridriksson)

 

Recueil: Salerni
Traduction:
Editions: La lettre volée

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Mots apportés d’ailleurs (Séverine Daucourt-Fridriksson)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2018




    
mots apportés d’ailleurs par portable. mobiles des gens dans les
automobiles détails muets des conversations entaillées par les
klaxons. conversations souvent sans mobile et bruit insup
portable des mots qu’on entend (pas)

.

(Séverine Daucourt-Fridriksson)

 

Recueil: Salerni
Traduction:
Editions: La lettre volée

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Le regard voit son absence toute (Séverine Daucourt-Fridriksson)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2018



Illustration: Karen Lamonte
    
le regard voit son absence toute. parfois l’abîme se dénude
s’éblouit sans qu’aucun mot le ramasse

.

(Séverine Daucourt-Fridriksson)

 

Recueil: Salerni
Traduction:
Editions: La lettre volée

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Pas d’espoir aujourd’hui (Séverine Daucourt-Fridriksson)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2018



    

pas d’espoir aujourd’hui. quelques sursauts datant d’hier. grâce
détenue à l’unanimité

.

(Séverine Daucourt-Fridriksson)

 

Recueil: Salerni
Traduction:
Editions: La lettre volée

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La durée suborne tout (Séverine Daucourt-Fridriksson)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    

la durée suborne tout. sauf quelques bonheurs si déflagrants
que la durée semble un instant indélébile puis repartent. où

?

(Séverine Daucourt-Fridriksson)

 

Recueil: Salerni
Traduction:
Editions: La lettre volée

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J’inventerai pour toi (Philippe Delaveau)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2018




    
J’inventerai pour toi d’autres paroles
Singulières, des mots étranges, rien ne suffit.
Je leur ajouterai des brassées d’images.

Ne joue pas dans la fuite. Explore le silence,
Pénètre au plus secret de toi, remonte loin,
Plus loin, jusqu’à l’obscur où la parole sourd,
Cachée dans les feuillages.

(Philippe Delaveau)

 

Recueil: Le Veilleur amoureux précédé d’Eucharis
Traduction:
Editions: Gallimard

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ET TOI NUE MAINTENANT (Philippe Delaveau)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2018



Illustration: Camille Claudel
    
ET TOI NUE MAINTENANT

Et toi nue maintenant sur qui mes lèvres filent
La lente métaphore d’un baiser, de l’épaule à tes seins.
Les mouettes de nos mains
À l’assaut du vertige. Puis
Étreignant l’aviron d’une dextérité
Pour appuyer la force des marées,
Les courants fous qui se déchaînent.

Ô mon amour, un seul navire tour à tour
Élevé sur le haut de la vague et plongeant
Tout à coup dans l’abîme nous hisse,
Nous unit, nous entraîne. Et laisse pantelants.

Naufragés sur la rive,
Coeurs à nu, follement ivres,
En un seul deux s’incarnent.

(Philippe Delaveau)

 

Recueil: Le Veilleur amoureux précédé d’Eucharis
Traduction:
Editions: Gallimard

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A LA BELLE ENDORMIE (Philippe Delaveau)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2018



Illustration: Bernard Rolland
    
A LA BELLE ENDORMIE

Maintenant que j’écris sur la page secrète
Des mots doucement ivres de ton nom,
Tu dors dans ce désordre de cheveux
Odorants et doux que je respire,
Et les volets fermés ont replié leurs ailes.
Le soleil par les fentes soyeuses d’un après-midi
Jette ses lettres sur le plancher qui flambe :
Je les ramasse, je veux les lire, je transcris
Ces mots d’amour et dans ton cou je les traduis
Contre l’œil clos de ton oreille.

Belle endormie loin de moi, tout près de moi, ton rêve
Encore fou, rêve et s’enfuit. Dis-moi tout bas
De deux amants quel est ce doux royaume.
Et comment le soleil qui déjà fuit t’admire.
Mais tu souris et je me brûle
De tant de mots, à travers coeurs en flammes.

(Philippe Delaveau)

 

Recueil: Le Veilleur amoureux précédé d’Eucharis
Traduction:
Editions: Gallimard

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UN ÉTERNEL AMOUR (Philippe Delaveau)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2018



Illustration: Lisa G.
    
UN ÉTERNEL AMOUR

Quoi donc en cet après-midi où tu reposes
Mon bel amour te fait sourire ?
Tu dors en cette chambre
A nous deux seulement. Dehors
L’été fume son feu sur le sable qui brûle.
On entend sous les pins la dictée des cigales.
Le soleil ton ami paisible et le ciel bleu,
La mer sous la terrasse, les parfums lourds.

M’aimes-tu ? Oh m’aimes-tu, toujours les amoureux
Questionnent, se rassurent. Chuchotements pour rien.
Je voudrais réunir en un bouquet les lauriers-roses
Et t’offrir l’été, tout l’été des collines.
Tresser pour toi les vignes. Tout un monde enchanté.
Accepte la merveille qui t’attend. L’amour
Éternel, et le silence, écrin fragile.

(Philippe Delaveau)

 

Recueil: Le Veilleur amoureux précédé d’Eucharis
Traduction:
Editions: Gallimard

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L’ARBRE (Philippe Delaveau)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2018



Illustration:Laura Zollar
    
L’ARBRE

Enseigne-lui l’étude des arbres. (Georges Séféris)

L’arbre est un fleuve d’étoiles qui s’écoule,
L’arbre tord ses mains, s’apaise, l’arbre est inflexible, l’arbre
N’est rien que la matière qui respire, et la matière est bonne.

L’arbre est la sentinelle du temps.
Il vibre au passage amoureux du soleil, déploie
Ses feuilles, nous invite à veiller aux quatre nuits de l’an qui passe,
Et quand la terre accablée renouvelle
L’inépuisable fécondité de son ventre, il annonce
Le jour qui vient, la montée de la sève jusqu’à la gloire.

[…]

L’arbre semble dormir,
Ne dort jamais, offre aux abeilles
Un refuge au repli de ses branches,
Un trou dans sa cuirasse aux colombes.
Sans jamais divertir, ayant reçu
Nativement sagesse et jugement.

(Philippe Delaveau)

 

Recueil: Le Veilleur amoureux précédé d’Eucharis
Traduction:
Editions: Gallimard

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