Arbrealettres

Poésie

Et toujours à ma droite (Jules Supervielle)

Posted by arbrealettres sur 6 mars 2018



    

Et toujours à ma droite une maison se dresse,
Porte close où se traîne un tremblant corridor,
J’attends depuis l’aurore et toujours le temps presse
J’entends des pas très alarmés et nul ne sort.

Une voix du dedans m’appelle, je regarde
La fenétre que ferme un barreau d’acier noir.
Je traverse la rue et son ombre si grande
Que le gardien de nuit s’approche sans me voir.

Mais la porte soudain s’entr’ouvre toute seule
Et ne laisse échapper qu’un désespoir sans fin.
Et cette voix se tait qui m’appelait sans cesse.
Elle qui promettait un visage et des mains.

(Jules Supervielle)

 

Recueil: Le forçat innocent suivi de Les amis inconnus
Traduction:
Editions: Gallimard

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