Arbrealettres

Poésie

Visage qui m’attire (Jules Supervielle)

Posted by arbrealettres sur 6 mars 2018




    
Visage qui m’attire en mes secrètes rives,
Ton nom simple et léger je ne sais pas le dire,
Sur ma langue toujours il se contracte et meurt.
Mais s’il est mort de peur, la peur le ressuscite.

Heureux celui qui peut dire : « Voici de l’herbe ».
« Regardez ce cheval buvant à la rivière »
Ou bien : « Paul » ou « Robert » ou bien « Marie » ou « Jeanne ».
Mais c’est un autre nom celui qu’en moi j’étrangle
Si mal, avec des mains qui sauraient mieux aimer.

(Jules Supervielle)

 

Recueil: Le forçat innocent suivi de Les amis inconnus
Traduction:
Editions: Gallimard

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