Arbrealettres

Poésie

Boeuf écorché (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 8 mars 2018


chagall-boeuf-ecorche

 

C’est de la viande où passait le sang, de la viande
Où tremblait la miraculeuse,
L’incompréhensible chaleur des corps.

Il y a encore
Quelque chose de la lueur du fond de l’oeil.
On pourrait encore caresser ce flanc,
On pourrait encore y poser la tête
Et chantonner contre la peur

(Guillevic)

 

2 Réponses to “Boeuf écorché (Guillevic)”

  1. Harmony said

    Il faut bien manger mais je n’aime pas voir ce genre de choses.Du coup,je me tourne vers le poulet ou le porc.Une fois,l’animal tué,il n’est plus que de la viande.Impossible de caresser le flanc d’un animal coupé en deux.

    • arbrealettres said

      Nous nous sommes éloignés de la chasse et de la mise à mort et aussi de la préparation de la chair animale…
      Question d’habitude sans doute mais le côté industriel « aseptisé » me semble encore plus « in-humain » ))))-:
      Oui… caresse-t-on les morts??
      Bon je sens qu’il va falloir que je te mette du Jean-Baptiste ou Mireille pour te remonter le moral lol!
      Merci de ton passage
      (((-:

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