Arbrealettres

Poésie

Le jeune mari (Joseph von Eichendorff)

Posted by arbrealettres sur 21 mars 2018




    
Le jeune mari

assis sous ce tilleul
des milliers de fois
j’ai contemplé le val
et ma chère enfant
la nuit venait les étoiles
surplombaient son toit
une à une les lumières
s’éteignaient dans la campagne

et je suis assis à l’ombre
aujourd’hui près d’elle
elle berce un garçonnet
le val brille et chauffe
à peine une brise
passe dans les blés
le tilleul murmure
mon rêve est intact

***

Der junge Ehemann

Hier unter dieser Linde
Saß ich vieltausendmal
Und schaut nach meinem Kinde
Hinunter in das Tal,
Bis dag die Sterne standen
Hell über ihrem Haus,
Und weit in den stillen Landen
Alle Lichter löschten aus.

Jetzt neben meinem Liebchen
Sitz ich im Schatten kühl,
Sie wiegt ein muntres Bübchen,
Die Täler schimmern schwül,
Und unten im leisen Winde
Regt sich das Kornfeld kaum,
Und über uns säuselt die Linde —
Es ist mir noch wie im Traum.

(Joseph von Eichendorff)

 

Recueil: Poèmes de l’étrange départ
Traduction: Philippe Marty
Editions: Grèges

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