Arbrealettres

Poésie

Un goliard (Joseph von Eichendorff)

Posted by arbrealettres sur 21 mars 2018



Illustration: Jean-Claude Forez
    
Un goliard

le temps est le plus agréable
et fait chanter tous les oiseaux
mais si l’averse bat les feuilles
je chante encore

l’éclair luit
mais mon oeil
aucun spectre ne l’effraie
et je vais l’âme tranquille

sur le chemin du savoir
de Mammon n’ai cure
grave je médite
je bois un coup parfois

quand je suis las de l’étude
la lune sort des nues
je fais de la musique
pour ma belle

***

Der wandernde Student

Bei dem angenehmsten Wetter
Singen aile Vögelein,
Klatscht der Regen auf die Blätter,
Sing ich so für mich allein.

Denn mein Aug kann nichts entdecken
Wenn der Blitz auch grausam glüht
Was im Wandern könnt erschrecken
Ein zufriedenes Gemüt.

Frei von Mammon will ich schreiten
Auf dem Feld der Wissenschaft,
Sinne ernst und nehm zuzeiten
Einen Mund vol Rebensaft.

Bin ich müde vom Studieren,
Wann der Mond tritt sanft herfür,
Pfleg ich Bann zu musizieren
Vor der Allerschönsten Tür

(Joseph von Eichendorff)

 

Recueil: Poèmes de l’étrange départ
Traduction: Philippe Marty
Editions: Grèges

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