Arbrealettres

Poésie

MORT DU FURET (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 30 mars 2018




MORT DU FURET

Entré dans un terrier, il pénétra jusqu’au lapin hagard
suça son sang
s’en saoula, s’endormit;
la fumée des feux de brandes
allumés par les paysans chiches
qui parlent par monosyllabes
ne le réveilla pas
d’une mortelle torpeur.
Sur le chemin s’en revenaient ces petites filles
aux cours à nervures aussi nettes
que celles des feuilles du lilas.
Le lapin saigné demeura sans odeur
mais les furets dès qu’irrités
dégagent une morne puanteur
qui survit tristement après leur mort crépusculaire.

(Jean Follain)

 

 

Une Réponse vers “MORT DU FURET (Jean Follain)”

  1. Grandeur d’un lapin
    —————-

    Ce lapin, dans l’aurore, écoute les oiseaux,
    Lui qui fut le vainqueur des forces infernales ;
    Sur elles, d’un cyclone il lança les rafales,
    Le principal démon disparut sous les eaux.

    Il fait fuir le goupil en fronçant les naseaux,
    Il ne craint même pas la faune tropicale ;
    De sa griffe précise, arme chirurgicale,
    Il tranche un bout de bois, comme on fait d’un roseau.

    Le chasseur du vallon ne le prend plus pour cible,
    Renonçant au succès qui lui semble impossible ;
    Sur d’autres animaux je le vois faire feu.

    Cet animal m’évoque un prince des nuées
    Aux yeux duquel un lion n’est qu’un peu de buée ;
    Le seul être qu’il craint, c’est un vieux lapin bleu.

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