Arbrealettres

Poésie

Nomade (Paul Auster)

Posted by arbrealettres sur 2 avril 2018



 

Nomade —
jusqu’à ce que nulle part, fleurissant
dans la prison de ta bouche, devienne
tout lieu où tu es : tu
as lu la fable
qui était écrite dans les yeux
des dés : (c’était
le mot-météore, griffonné par la lumière
entre nous, cependant que nous, à la fin,
n’avions aucune preuve, ne
pouvions pas produire
la pierre). Les dés
maintenant reconnaissent ton nom. Comme pour dire,
où que tu sois
le désert est avec toi. Comme,
où que tu partes, le désert
est nouveau,
est en marche avec toi.

(Paul Auster)

Illustration: Andrej Gorenkov

 

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