Arbrealettres

Poésie

Nuit du faubourg (Attila Jozsef)

Posted by arbrealettres sur 3 avril 2018



Nuit du faubourg

Dans l’arrière-cour, la lumière
Soulève son filet sans se presser.
Comme un trou est plein d’eau dans la rivière,
Déjà notre cuisine l’est dans l’obscurité.

Silence. Une brosse à récurer paraît se dresser
Sur ses pattes,
Et se mettre à grimper.
Au-dessus d’elle, un morceau de plâtre
Est perplexe: doit-il se laisser tomber?

Dans ses loques d’huile toute grasse,
Sur fond de ciel, la nuit soupire et devient immobile.
Elle s’assoit aux confins de la ville,
Puis titubant traverse une place,
Et pour éclairer allume un coin de lune.

Les murs d’usines
Se profilent comme des ruines,
Et déjà des ténèbres plus tenaces
Au-dessus d’elles se ramassent
En socles de silence.

(Attila Jozsef)

6 Réponses to “Nuit du faubourg (Attila Jozsef)”

  1. Lara said

    un hic de traduction peut-être …car les poèmes de ce Hongrois sont sensés être remplis de musique… et là,….

  2. oth67 said

    Les Pink Floyd sont d’accord pour l’utilisation de cette pochette ? 😉

  3. oth67 said

    Non !
    Une vraie coïncidence ?
    Comment as-tu fait pour choisir cette illustration ?

Qu'est-ce que ça vous inspire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :