Arbrealettres

Poésie

ODE (Paul Auster)

Posted by arbrealettres sur 10 avril 2018



 

ODE

Chair.
Ou un homme au tréfonds d’une femme : clonique
dans la chair du matin.
Et celui qui habite l’enfant
saura que le ventre
est parole
plus nue qu’homme
ou femme.

Dressé à jamais
contre le couperet du vent
qui tombe,

un corps,

mais seulement l’immense
corps de la terre,

comme un homme
qui ramènerait la terre
vers nous,
au-dessus du champ d’épurge radieux
qui point
de l’autre côté
du silence,

l’enfant
qui rampe hors de la bouche
d’effroi.

(Paul Auster)

Illustration: Alain Bonnefoit

 

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