Arbrealettres

Poésie

Au sol (Béatrice Douvre)

Posted by arbrealettres sur 18 avril 2018



Illustration: Philippe Zacharie
    
Au sol

Silencieuse et aimante
Et les arbres de la voûte légère t’éclairaient
Et les forêts brillaient dans un repli d’oiseaux
Veillaient le passage clair-obscur de ton nom

Je songe à toi comme un soleil des eaux
Émue du nuage dans ces oiseaux de l’ombre

Tu descends parmi les clairières odorantes
C’est aussi un chemin
Où grandissent les pas où la lumière est comble

Jusqu’aux terres permises tu descends maintenant
Je te maintiens malgré
Tes caresses de mort
Malgré tes mains subissant le supplice

Je te garde comme l’être loin qui s’est perdu
En mon sein je te garde, tu es nue et personne

Et je t’éclaire obscure comme un sol pénétrant.

Je t’appellerai d’un langage plus léger
Je te prendrai par la main de personne
Nous aurons la peau lavée, les yeux noyés
Tu cesseras de retenir tes mains contre les grilles
Nous grandirions sans retour

Je toucherai ta peau comme pour revivre
Tremblant du bruit de ton sourire
De ton prénom de neige à la mesure des yeux
De l’âpreté de tes mains

Orée grise d’oiseaux, nous grandirions
Près des fleurs qu’on sèche dans les vases
Près des vitres embaumées de la lumière
Un doigt déchire enfin la vitre

Le jour au nord est mûr
Sans un vent.

(Béatrice Douvre)

 

Recueil: Oeuvre poétique
Traduction:
Editions: Voix d’Encre

Qu'est-ce que ça vous inspire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :