Arbrealettres

Poésie

Souveraine (Béatrice Douvre)

Posted by arbrealettres sur 18 avril 2018



Illustration: Alexander Nedzvetskaya
    
Souveraine

Parente
Et souveraine de l’exil
Un grand désordre d’astres te comblait

De tes pas nus tu froisses les oiseaux du serment
Et je suis la mesure éclaircie de tes mains
Je suis dans la fragilité des vergers
Sous les pas
Et toi le souvenir aggravé de la lumière

Un arbre permanent servait ton grand courage
Et tu es parmi ceux pensifs et abrasés
Qui ont sombré plus bas
Que la rosée d’été qui meurt sous l’orage

Parente et souveraine la nuit te dit l’ardente
Tes pas nus sont au-delà des forêts les plus sombres

Ils traversent ma voix avec un chant du monde
Aux limites de ma voix de roches
Et de pensées.

(Béatrice Douvre)

 

Recueil: Oeuvre poétique
Traduction:
Editions: Voix d’Encre

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