Arbrealettres

Poésie

Une chanson (William Butler Yeats)

Posted by arbrealettres sur 23 avril 2018



 

Une chanson

Je pensais qu’il ne fallait rien
Pour prolonger la jeunesse
De plus qu’haltères et fleuret
Qui conservent jeune le corps.
Oh, qui aurait pu prédire
Que le coeur vieillirait aussi ?

Pour plaire j’ai certes des mots,
Mais quelle femme s’en contente
Si je ne perds plus mon sang-froid
Du seul fait d’être à côté d’elle ?
Oh, qui aurait pu prédire
Que le coeur vieillirait aussi ?

Je n’ai pas perdu le désir,
Mais bien mon coeur d’autrefois ;
Je croyais bien qu’il brûlerait
Mon corps jusqu’à son lit de mort,
Car qui aurait pu prédire
Que le coeur vieillirait aussi ?

***

A song

I thought no more was needed
Youth to prolong
Than dumb-bell and foil
To keep the body young.
O who could have foretold
That the heart grows old ?

Though I have many words,
What woman’s satisfied,
I am no longer faint
Because at her side?
O who could have foretold
That the heart grows old ?

I have not lost desire
But the heart that I had ;
I thought ‘twould burn my body
Laid on the death-bed,
For who could have foretold
That the heart grows old ?

(William Butler Yeats)

Illustration: Edward Hopper

 

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