Arbrealettres

Poésie

SYMPATHIES ERRANTES (Charles Van Lerberghe)

Posted by arbrealettres sur 24 avril 2018



SYMPATHIES ERRANTES

D’on ne sait quel azur parties,
Avec des haleines de mai,
De fraternelles sympathies
Voyagent dans l’air parfumé.
Les rêveurs et les jeunes femmes
Sentent parfois, en ces beaux jours,
Aux marches blanches de leurs âmes
Monter d’invisibles amours.
D’on ne sait quel regard venues,
Entre des rires et des pleurs,
Ce sont des lèvres inconnues
S’ouvrant à leurs lèvres en fleurs.
Et le charme en est si vivace,
Si doux, que leurs fronts rajeunis
De cette caresse qui passe
Gardent des rêves infinis.

(Charles Van Lerberghe)

Illustration: William Bouguereau

 

 

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