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Poésie

Archive for 29 avril 2018

Femmes qui passent (Ludovic Janvier)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2018



Femmes qui passent
Femmes qui passent ne veut pas dire
qu’elles passent au large de moi
mais qu’elles passent à travers moi
regards allures et parfums
en y laissant de multiples traces
aussitôt gonflées comme un plumage
lequel tarde à se refermer

(Ludovic Janvier)

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Le feu follet des grèves (Annick Cadau)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2018



Le feu follet des grèves

L’âme de la nuit
glisse
sur le sable blond

Lampe frêle
au coeur froid
qui danse ça et là

Ombre bleutée
fuyant
les châteaux engloutis

Fleur du temps
qui passe

Aile du cri
de nos rêves

L’âme de la nuit
glisse
sur le sable blond.

(Annick Cadau)

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Les mots (Paul Louis Rossi)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2018



 

Les mots

Les mots exquis
les mots esquifs
les mots esquisses
les mots excessifs

Sur la molesquine
d’un divan trop rouge
pour s’entendre ne font
rien au contraire

(Paul Louis Rossi)

Illustration: René Gruau

 

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DE NUIT (Georg Trakl)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2018



 

DE NUIT

Le bleu de mes yeux s’est éteint dans cette nuit,
L’or rouge de mon coeur. O ! Le silence de la lampe allumée.
Ton manteau bleu enveloppa celui qui tombait.
Tes lèvres rouges scellèrent l’enténèbrement de l’ami.

***

NACHTS

Die Blaue meiner Augen ist erloschen in dieser Nacht,
Das rote Gold meines Herzens. O ! wie stille brannte das Licht.
Dein blauer Mantel umfing den Sinkenden ;
Dein roter Mund besiegelte des Freundes Umnachtung.

(Georg Trakl)

Illustration: Alberto Pancorbo

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Chercher une goutte d’eau dans la mer (Yang Lian)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2018



 

chercher une goutte d’eau dans la mer
c’est sous le masque
chercher l’être

tu l’entends parler
tu entends le bruit du sang
boire toute la chair

(Yang Lian)

Illustration: Siegfried Zademack

 

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QUAND QUELQUE CHOSE DOUCEMENT (Gottfried Benn)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2018



QUAND QUELQUE CHOSE DOUCEMENT

Quand quelque chose doucement dans un murmure t’enveloppe,
semblable à la splendeur de la glycine sur ce mur
vient alors l’heure de ce deuil
de ne pas te savoir riche et inépuisable,

comme les fleurs ou comme la lumière :
venant en rayons, se métamorphosant,
oeuvrant à des dessins semblables
que n’entrelace tous que l’une des ivresses,

que l’un des velours où reposent les choses
coulant ainsi et ainsi compactes,
qui tracent les frontières, retiennent les heures
et ne font rien en ce deuil.

(Gottfried Benn)

 

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L’oiseau glisse sur un cable aérien (Yang Lian)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2018



 

l’oiseau glisse sur un cable aérien
soudain s’élève
comme on grimpe une falaise abrupte

un mot lit tout l’azur
équilibre le vent
s’efface à la moindre négligence

(Yang Lian)

Illustration

 

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Combien de mondes (Denis Diderot)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2018



 

Combien de mondes estropiés, manqués, se sont dissipés,
se reforment et se dissipent peut-être à chaque instant..

(Denis Diderot)

Illustration

 

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D’une voix forte tu t’adresses au mur (Yang Lian)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2018



 

d’une voix forte tu t’adresses au mur
tes paroles font surgir un mur
te voilà cloué sur le mur

de tous côtés les murs bougent
murs regardant les murs
murs contre murs réduits au silence

(Yang Lian)

Illustration: Misha Gordin

 

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L’EXCLAMATION (Octavio Paz)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2018



 

L’EXCLAMATION

Immobile
non sur la branche
dans l’air
non dans l’air
dans l’instant
le colibri

(Octavio Paz)

Illustration: ArbreaPhotos

 

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