Arbrealettres

Poésie

Les chemins partent sans ma voix (Lucien Becker)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2018



Les chemins partent sans ma voix
et tournent dans les moissons reposées.
Je foule des routes qui ne vont
que vers la souffrance ou la mort.
Pourquoi choisir à chaque carrefour?
On m’ouvre des bras sans charnières.

Je veille sous la lampe du front
Le regard aussi grand que les murs.
Chaque soir, je me referme avec des gestes
qui sont ceux d’une enfance mal cicatrisée.
La rue frappe mon pied désorienté
par les mille années de sommeil d’une nuit.

Le vent ne me quitte pas au premier tournant.
J’aborde enfin à la clarté du jour
qui surgit de chaque pierre dénudée
et n’atteint pas le visage douloureux
qui monte avec les doigts du sang
derrière les vitres où se fane mon œil.

(Lucien Becker)

 

 

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