Arbrealettres

Poésie

Jeune pêcheuse (Friedrich Nietsche)

Posted by arbrealettres sur 6 mai 2018




Jeune pêcheuse

Je rêve au matin calme,
regardant passer les nuages,
avec quelle douceur par les arbres
tremble la jeune journée.
La brume palpite et ondoie,
par-dessus l’aurore rose
– ô personne au monde ne sait
que je mis aussi triste.

La mer ondoie fraîche et douce,
passe sans repos ni répit,
i1 me vient un frisson particulier,
et je ferme les yeux.
La brume ne saurait voir
l’aurore rose au-dessus d’elle
– ô personne ne peut comprendre
pourquoi je mis aussi triste.

Volée d’oiseaux fuient gaiement
et chantent de façon si charmante, si gracieuse.
J’aimerais pouvoir voler
où mon coeur désire.
Les brumes ondoient et s’enflent,
recouvrant l’aurore rose,
— ô personne ne peut éprouver
quel point je suis triste.

Je regarde et pleure,
aucune voile de tout l’horizon.
Si triste, si solitaire,
de chagrin mon coeur se brise.
La brume palpite et ondoie,
par-dessus l’aurore rose
Je suis seule au monde à savoir
pourquoi je suis si triste.

(Friedrich Nietsche)

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