Arbrealettres

Poésie

Une part de nous-mêmes (Friedrich Nietzsche)

Posted by arbrealettres sur 11 mai 2018



Ce paysage dissimule son sens,
mais il en a un que l’on aimerait deviner:
où que je regarde,
je lis des mots et des suggestions de mots,
mais je ne sais où commence la phrase
qui résout l’énigme de toutes ces suggestions,
et j’attrape le torticolis
à essayer de voir s’il faut lire à partir d’ici
ou à partir de là.

C’était le soir, une odeur de sapins déferlait,
on voyait des montagnes grises à travers,
en haut brillait la neige.
Un ciel bleu, rasséréné, s’étendait au-dessus.
– Ces choses-là, nous ne les voyons jamais telles qu’elles sont,
nous les recouvrons toujours d’une fine membrane psychologique –
c’est alors celle-ci que nous voyons.
Des sentiments hérités, des états
de ces objets de la nature.
Nous voyons quelque chose de nous-mêmes
– dans ce sens, ce monde aussi est notre représentation.
Forêts, montagnes, ne sont pas seulement des concepts,
ils sont notre expérience et notre histoire,
une part de nous-mêmes.

(Friedrich Nietzsche)

Une Réponse to “Une part de nous-mêmes (Friedrich Nietzsche)”

  1. yayamarieke said

    Compte tenu que nous sommes notre propre représentation, pas mal du tout :).

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