Arbrealettres

Poésie

L’aigle Noir (Barbara)

Posted by arbrealettres sur 24 mai 2018




    
L’aigle Noir

Un beau jour,
Ou peut-être une nuit
Près d’un lac, je m’étais endormie
Quand soudain, semblant crever le ciel
Et venant de nulle part,
Surgit un aigle noir.

Lentement, les ailes déployées,
Lentement, je le vis tournoyer.
Près de moi, dans un bruissement d’ailes,
Comme tombé du ciel,
L’oiseau vint se poser.

Il avait les yeux couleur rubis
Et des plumes couleur de la nuit.
À son front, brillant de mille feux,
L’oiseau roi couronné
Portait un diamant bleu.

De son bec, il a touché ma joue.
Dans ma main, il a glissé son cou.
C’est alors que je l’ai reconnu :
Surgissant du passé,
Il m’était revenu.

Dis l’oiseau, O dis, emmène-moi.
Retournons au pays d’autrefois,
Comme avant, dans mes rêves d’enfant,
Pour cueillir en tremblant
Des étoiles, des étoiles.

Comme avant, dans mes rêves d’enfant,
Comme avant, sur un nuage blanc,
Comme avant, allumer le soleil,
Être faiseur de pluie
Et faire des merveilles.

L’aigle noir, dans un bruissement d’ailes
Prit son vol pour regagner le ciel.
Quatre plumes, couleur de la nuit,
Une larme, ou peut-être un rubis.
J’avais froid, il ne me restait rien.
L’oiseau m’avait laissée
Seule avec mon chagrin.

Un beau jour, ou était-ce une nuit
Près d’un lac je m’étais endormie.
Quand soudain, semblant crever le ciel
Et venant de nulle part
Surgit un aigle noir.

(Barbara)

 

4 Réponses vers “L’aigle Noir (Barbara)”

  1. A reblogué ceci sur escreversonhar.

  2. […] https://arbrealettres.wordpress.com/2018/05/24/laigle-noir-barbara/ […]

  3. Aquila Sapiens
    ————

    L’aigle-penseur raisonne élégamment,
    La vérité n’éblouit pas ses yeux ;
    On le chérit, on l’admire en tous lieux,
    Plus d’un auteur lui consacre un roman.

    Nul animal par lui n’a de tourments,
    Aucun de ceux qui vivent sous les cieux ;
    S’en abstenir, il trouve cela mieux
    Que d’offenser les dieux du firmament.

    De quoi fait-il sa nourriture étrange ?
    D’air, de soleil, ou de cadavres d’anges ?
    Tous les chercheurs cherchent avec ardeur.

    Si cet oiseau de jeûner se contente,
    Nous comprenons que jamais il ne chante ;
    C’est autrement qu’il trouve son bonheur.

    • Aigle-thon serein
      ————

      La lourde créature atterrit en douceur,
      Du fait que sa portance est sagement dosée ;
      C’est l’aigle-thon des monts, le buveur de rosée
      Qui point n’est prédateur, mais juste un peu farceur.

      Du profond inframonde il connaît la noirceur
      Qui parfois en splendeur est métamorphosée ;
      Son âme en de tels lieux n’est pas décomposée,
      Il y entre en en sort comme un subtil passeur.

      Il va dans l’antimonde où les miroirs débouchent ;
      Tu ne l’y verras pas faire la fine bouche,
      Dès qu’il lit « mangez-moi » il en est bien content.

      En hiver le dragon le chauffe de sa flamme,
      Ça lui ravit le coeur, ça lui conforte l’âme,
      Ça l’emplit d’un bonheur qui peut durer longtemps.

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