Arbrealettres

Poésie

Le Vent frappe à ta porte (Saint-John Perse)

Posted by arbrealettres sur 27 mai 2018




Le Vent frappe à ta porte comme un Maître de camp,
A ta porte timbrée du gantelet de fer.Et toi, douceur, qui vas mourir, couvre-toi la face de ta toge
Et du parfum terrestre de nos mains …

Le Vent s’accroisse sur nos grèves et sur la terre calcinée des songes !
Les hommes en foule sont passés sur la route des hommes,
Allant où vont les hommes, à leurs tombes. Et c’est au bruit
Des hautes narrations du large, sur ce sillage encore de splendeur vers l’Ouest, parmi la feuille noire et les glaives du soir …

Et moi j’ai dit : N’ouvre pas ton lit à la tristesse. Les dieux
s’assemblent sur les sources,

Et c’est un murmure encore de prodiges parmi les hautes narrations du large ….

(Saint-John Perse)

Illustration

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