Arbrealettres

Poésie

La biche brame au clair de lune (Maurice Rollinat)

Posted by arbrealettres sur 3 juin 2018



La biche brame au clair de lune
Et pleure à se fondre les yeux:
Son petit faon délicieux
A disparu dans la nuit brune.

Pour raconter son infortune
A la forêt de ses aïeux,
La biche brame au clair de lune
Et pleure à se fondre les yeux.

Mais aucune réponse, aucune,
A ses longs appels anxieux!
Et le cou tendu vers les cieux,
Folle d’amour et de rancune,
La biche brame au clair de lune.

(Maurice Rollinat)

12 Réponses to “La biche brame au clair de lune (Maurice Rollinat)”

  1. Besnard Jean-Baptiste said

    Texte fameux et très émouvant

  2. abdelmalik said

    nul besoin d’etre une biche pour bramer la perte d’un proche dont la presence accentuait la notre et la justifiait mais un homme ça ne peut si l’on en est capable que se mettre un silencieux au coeur et se tirer en sourdine des bordees de souffrance dans l’affection,l’espoir,la quiétude,les horizons qui se retrecissent à hauteur de poumons,et l’on perd confiance,en ce cote gauche ou continue à battre mécaniquement betement ironiquement insensiblement?cette pompe…….la biche peut elle imaginer son faon là tout prés moi je le fais souvent et ça fait trés mal ce texte m’émouvait enfant sans raison autre que sa beauté et sa force imagée alors que maintenant………………..

  3. abdelmalik said

    merci

  4. abdelmalik said

    folle d’amour et de rancune

  5. ATHMANE said

    je me souviens que quand mon maitre m’avait fait reciter ce poeme ;je l’avais fait avec des larmes aux yeux et la gorge serrée.ce jour là,le ciel était sombre et la pluie battait les vitres de ma classe ( 1960).J’avais remarqué que quelques uns de mes copins pleuraient aussi avec moi.

  6. gigi said

    c est la premiere poesie que j ai apris quand j etais en maternelle il y a 45 ans je m en souviens encore

  7. A reblogué ceci sur Maître Renard.

  8. Dame biche
    ———

    Présence inattendue en ce monde imparfait,
    La biche se repose au champ de mandragores;
    Loin des champs labourés que le grand soleil dore,
    Loin de l’antre du loup, ce fauteur de méfaits.

    J’ai voulu lui parler, mais je n’en ai rien fait,
    J’étais trop amoureux et trop craintif encore;
    Mon coeur, intimidé par tout ce qu’il adore,
    Ne trouve rien à dire et reste stupéfait.

    Demain, m’approcherai-je aux heures matinales
    Pour venir lui narrer des histoires banales ?
    Car demain, j’irai mieux, mais ce n’est pas certain.

    Or, pouvons-nous avoir à quoi les choses tiennent?
    Comme le dit Montaigne à son très cher Étienne,
    Ces muses nous ont fait perdre notre latin.

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