Arbrealettres

Poésie

J’étais cher à tes yeux (Ibn Zaydûn)

Posted by arbrealettres sur 4 juin 2018



Illustration: Edvard Munch
    
J’étais cher à tes yeux… et je ne vaux plus rien,
tu m’as longtemps porté aux nues… tu me rabaisses.
Tu fais de moi ton loyal conseiller, comblé de faveurs…
et tu me destitues, là, sur un coup de tête.
N’as-tu voulu me prendre aux filets de l’amour
que pour me refuser la paix, la joie de te revoir ?
Patience est miel à la douleur dont tu m’abreuves,
fraîcheur le feu face à celui où tu me prends.
Tu étais mon rêve, et tu me fais goûter le chagrin.
Si seulement je n’avais pas à dire… « Si seulement ! »

(Ibn Zaydûn)

 

Recueil: Pour l’amour de la Princesse (Pour l’amour de Wallâda)
Traduction: André Miquel
Editions: Actes Sud

Qu'est-ce que ça vous inspire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :