Arbrealettres

Poésie

Ô toi qui dors (Ibn Zaydûn)

Posted by arbrealettres sur 4 juin 2018



Illustration: Andrzej Malinowski

    

T’en coûterait-il trop de me prendre en pitié,
toi qui connais si bien mon mal ?
Heureuse es-tu, toi, ma requête et mon désir,
de ne pas connaître cette souffrance qui est mienne!
Aimer, pour toi, c’est rire, et, pour moi, c’est pleurer :
entre nous deux, Dieu jugera.
Quand le sommeil me fuit, je t’adresse ces mots
d’un coeur qui n’en peut plus d’aimer à la folie :
« Ô toi qui dors tandis que je veille à t’aimer,
ô toi qui dors, fais-moi cadeau d’un bon sommeil ! »

(Ibn Zaydûn)

 

Recueil: Pour l’amour de la Princesse (Pour l’amour de Wallâda)
Traduction: André Miquel
Editions: Actes Sud

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