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Poésie

Archive for 5 juin 2018

La poésie est sans réponse (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2018



La poésie est sans réponse –
océan sans fin
elle se noie
dans un coquillage.

***

Poetry is unanswered –
an endless ocean
it drowns
in a shell.

(Anise Koltz)

Illustration: Christian Lloveras

 

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LES VAGUES (Sophia de Mello Breyner Andresen)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2018



LES VAGUES

Les vagues se brisaient l’une après l’autre
J’étais seule avec le sable et l’écume
De la mer qui chantait pour moi seule.

***

AS ONDAS

As ondas quebravam urna a urna
Eu estava só com a areia e com a espuma
Do mar que cantava só para mim.

(Sophia de Mello Breyner Andresen)

Illustration: William Bouguereau

 

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Par-delà (Silvia Baron Supervielle)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2018




par-delà
l’aveugle
oubli et
l’étrange
océan

(Silvia Baron Supervielle)

Illustration

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Le bruit incessant des vagues (Taneda Santoka)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2018



Le bruit incessant des vagues
Mon village natal
Si loin.

(Taneda Santoka)

Illustration

 

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Je suis (Rûmi)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2018



Je suis l’océan tout entier,
et non pas une seule goutte.

(Rûmi)

 

 

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Ici, sur l’île aux oiseaux (Kenneth White)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2018



_the_strangest_sensation

 

Ici, sur l’île aux oiseaux
où l’océan vient déferler
en cercles d’écume rageuse
autour des rocs fracturés
où l’esprit s’élève
sur les ailes du fou
ou bien s’abîme à contempler
le quartz blanc d’un caillou
j’ai retrouvé mon être vrai
qui est incandescence
la pensée à peine perceptible
perdue dans l’immanence

***

Here on bird island
where the ocean breaks
in rings of white tumult
round the fractured rocks
where the mind travels high
on the wings of the gull
or knows a quietness
in the curve of a shell
I have come again into my own
the incandescence
thought reduced almost to nothing
lost in the immanence

(Kenneth White)

 
Illustration

 

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Equanime (Fernando Pessoa)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2018




Equanime, j’attends ce que j’ignore –
Mon futur, le futur de toute chose.
A la fin tout sera silence, fors
Le nul rivage où la mer ne baignera rien.

(Fernando Pessoa)

Illustration

 

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ILE DE BRÉHAT (Kenneth White)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2018



 

Moulin a maree sur l'Ile de Brehat

ILE DE BRÉHAT

C’est un homme d’ici
qui a appris à Colomb

comment aller au Nouveau Monde

je marche entre les pierres grises
et pense à une chose sans nom

*

ILE DE BRÉHAT

It was a man from here
told Christopher

how to get to the New World

I walk among the grey stones
thinking of something without a name

(Kenneth White)

Illustration

 

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Demain viendra toujours (Yamaguchi Hatsujo)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2018



Demain viendra toujours –
je songe à la marée basse
sans aller la voir

(Yamaguchi Hatsujo)

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LE SOMMEIL D’EVANAISSANTE (Piero Bigongiari)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2018




LE SOMMEIL D’EVANAISSANTE

Une île entre tempête et bonace,
et pas autre chose, j’ai débarqué sur ta face
au premier sommeil : dorment les volcans
de noire lave, le son des narines
touchait à peine sur les côtes, antique
va-et-vient, un bruissement de marées.

Tu me tiens dans ton sommeil, et je ne puis
te mener trop longtemps, les enchantements
qui me font m’arrêter sont larves
ou signaux : qu’est-ce qui là-bas apparut
qui déjà disparaît. Est-ce moi Ariel
ou bien est-ce le vent qui brouille ton rire

dans les baies lointaines. Si tu te tournes
dans le rêve et te retournes, quel est ce besoin
maintenant du naufragé de monter
ou de descendre là où la caresse
est rixe entre deux instants, la même
que tu ne contiens pas et que tu livres à la brise.

Ainsi je me fatigue au long de tes sentiers
ardus : partout, vois, c’est une mer
maintenant d’yeux ouverts, mais c’est moi
qui t’ai vue te lever, insomnieuse, de la côte,
ce n’était pas un feu follet : les coquillages
résonnaient à ta marche marine.

***

IL SONNO DI EVANASCENTE

Un’isola tra tempesta e bonaccia,
e non altro, sbarcai sulla tua faccia
nel primo sonno : dormono i vulcani
di vera lava, il suono delle nari
toccava appena sulle coste, antico
andirivieni, un fruscio di maree.

Mi tieni nel tuo sonno, e io non posso
andarti troppo a lungo, gli incantesimi
che mi fanno fermare sono larve
o segnali : che cosa laggiù apparve
che già scompare. Sono io Ariele
o è il vento che scompiglia ora il tuo riso

nelle baie lontane. Se ti volti
nel sogno e ti rivolti, che bisogno
è questo ora del naufrago di salire
o scendere là dove la carezza
è rissa tra due attimi, la stessa
che non contieni e che doni alla brezza.

Cosi io mi stanco lungo i tuoi sentieri
impervi : dappertutto vedi è mare
ora d’occhi dischiusi, ma fui io
che vidi alzarti insonne dalla costola,
non era un fuoco fatuo : le conchiglie
risuonavano al tuo passo marino.

(Piero Bigongiari)

Illustration: Alexandre Cabanel

 

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