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Poésie

Archive for 8 juin 2018

Nés sous un fatras de fautes (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 8 juin 2018



Illustration: William Blake
    
Nés sous un fatras de fautes
personne ne nous délivre du mal

Nos prières tournent
avec le lait

(Anise Koltz)

 

Recueil: Somnambule du jour Poèmes choisis
Traduction:
Editions: Gallimard

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Marcher (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 8 juin 2018



Illustration: Silvia Leveroni Calvi   
    
Marcher
sans rien atteindre
jusqu’à devenir chemin

(Anise Koltz)

 

Recueil: Somnambule du jour Poèmes choisis
Traduction:
Editions: Gallimard

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Le temple blanc (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 8 juin 2018




Illustration: Chris Peters  
    
Le temple blanc
de mes os
fut érigé
pour qui?

(Anise Koltz)

 

Recueil: Somnambule du jour Poèmes choisis
Traduction:
Editions: Gallimard

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Le matin se lève (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 8 juin 2018



Illustration: Eric Malézieux
    
Le matin se lève
dans une solitude
sans nom

L’amant
porte sa maîtresse
comme une barque fendue
sur le rivage

(Anise Koltz)

 

Recueil: Somnambule du jour Poèmes choisis
Traduction:
Editions: Gallimard

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Que suis-je venue faire en ce monde (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 8 juin 2018



Illustration: Adèle Vergé

    

Que suis-je venue faire
en ce monde
dont j’ignore
l’origine et le sens

Quelle réalité se dissimule
derrière les apparences

Personne ne trouve refuge
en l’autre

(Anise Koltz)

 

Recueil: Somnambule du jour Poèmes choisis
Traduction:
Editions: Gallimard

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Nous restons orphelins (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 8 juin 2018



Illustration: Gilbert Garcin
    
Nous restons orphelins
malgré la mère
et le père

Sans fin
ni commencement
nous errons
dans un monde de pierre

(Anise Koltz)

 

Recueil: Somnambule du jour Poèmes choisis
Traduction:
Editions: Gallimard

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De Deo (Pierre Jean Jouve)

Posted by arbrealettres sur 8 juin 2018



    

Illustration: Nathalie Mounier
    
De Deo

« Ô mon Bien-Aimé je
Consens pour ton amour
De ne voir ici-bas la douceur de ton regard
De ne sentir l’inexprimable ardeur du baiser
De ta bouche; mais je
Te supplie de m’embraser de ton amour. »

(Pierre Jean Jouve)

 

Recueil: Les Noces suivi de Sueur de Sang
Traduction:
Editions: Gallimard

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Affiche bleue du poème (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 8 juin 2018



Illustration: Gilbert Garcin
    
Affiche bleue du poème

Finie la solitude !
Contre la vitre
une pie frappe du bec.

Dans la ville investie,
posons, la nuit,
l’affiche bleue du poème.

Si tu épouses le feu,
ne parle plus d’eau
ni de cendre.

Ma bonne action du jour:
sauvé de la noyade
un papillon.

Du bec l’oiseau pique une rose.
A la pointe du couteau
une guêpe se pose.

Le poète vient de parler.
La mésange à la fenêtre
dit: «Oui, oui, oui.»

Va-t-il enfin se poser
sur ma main
ce rouge-gorge?

Écoute bien, poète,
on dit que les cachalots
dorment la tête en bas.

Pour s’endormir
les moutons ne peuvent compter
que sur eux-mêmes.

À la cime des sapins
il chahute avec les branches
le vent d’automne.

Ah, ce matin, quel brouillard!
Et dans l’allée du jardin
le fantôme de mon père.

Une seconde de plus
sur le cadran de l’horloge.
Ah, je n’ai pas cessé de vieillir.

(Jean Joubert)

 

Recueil: Longtemps j’ai courtisé la nuit
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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Paroles de Wang Tchou (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 8 juin 2018




    
Paroles de Wang Tchou

«La nuit s’avance à pas de louve.
Je reste assis sur le seuil,
face au couchant,
immobile comme une pierre.
L’infini ne m’effraie plus.
L’espace et le temps s’effacent.
Les devins sont morts avec les dieux.
L’éternité n’est plus qu’un rêve
et l’énigme entière demeure.
Les voix criardes se sont tues,
discordantes et péremptoires.
Silence enfin sous les étoiles!
D’une vieille main je caresse
ici et maintenant.
Voyez! Sur ce roseau pensif
une libellule bleue s’est posée,
tendue, ailes vibrantes,
messagère de la beauté,
toute joie,
et, dans l’ombre,
toute lumière.»

(Jean Joubert)

 

Recueil: Longtemps j’ai courtisé la nuit
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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La métaphysicienne (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 8 juin 2018




    
La métaphysicienne

Entre la très savante et très loquace
métaphysicienne,
tout de blanc vêtue
et nous autres qui l’écoutions,
passagers de l’éphémère,
soudain bondit un chat très noir
qui bouscula non pas la belle
mais son discours,
si bien que nous ne sûmes pas
à quoi ressemble Dieu,
quels sont ses attributs, ses pouvoirs
et quel séjour d’éternité
éventuellement il nous propose.

(Jean Joubert)

 

Recueil: Longtemps j’ai courtisé la nuit
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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