Arbrealettres

Poésie

Lente, repose l’onde laissée par la marée (Fernando Pessoa)

Posted by arbrealettres sur 27 juin 2018




Lente, repose l’onde laissée par la marée.
Alourdie s’abandonne. Tout est plus que tranquille.
On n’entend plus que ce qui vient des hommes
Lors croît la montée de la lune.
En cette heure, Lydia, ou Néaere, ou Chloé,
Chacune de vous m’est une étrangère, car je m’incline
Sur le seul vain secret
Que dit l’incertitude.
Je serre dans mes mains — est-ce un crâne, ou la clef
D’un superflu sépulcre ? — ma pauvre destinée.
Ignorant je l’abhorre
Sans coeur pour la sentir.

(Fernando Pessoa)

Illustration: ArbreaPhotos
 

 

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