Arbrealettres

Poésie

À QUELQUES-UNS SEULEMENT (Alfred Kolleritsch)

Posted by arbrealettres sur 30 juin 2018



    

À QUELQUES-UNS SEULEMENT

Laissez le beau, là оù il est,
tout de précipitation. Le désir
d’être sans pouvoir, oppresse :
pressentiment sans issue.

Par-là tout vouloir. S’enfoncer plus avant
vers une autre limite, l’élan,
qui la trouve, est le début,
l’offre infinie de la fin.

***

NUR EINIGEN I

Das Schöne zu lassen, dort,
das Überstürzende. Die Lust,
ohne Macht zu sein, bedrängt :
die Ahnung ohne Ausweg.

Aus dem Wolken hinaus. Tiefer
zu einer anderen Grenze, der Schwung,
der sie findet, ist der Anfang,
das Schenkende, unendliche Ende.

(Alfred Kolleritsch)

 

Recueil: La conspiration des mots
Traduction: Françoise David-Schaumann et Joël Vincent
Editions: Atelier la Feugraie

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