Arbrealettres

Poésie

LE FROID (Poésie Irlandaise)

Posted by arbrealettres sur 1 juillet 2018



Diarmaid

LE FROID

Froid, froid,
que froide est cette nuit la grande plaine de Lurg,
la neige est plus haute que les monts,
le daim ne trouve plus de nourriture.

Froid jusqu’au jugement,
la tempête s’est répandue partout,
sur la pente chaque sillon est un ruisseau
et chaque gué est un étang.

Le lac déborde c’est une mer intense —
les étangs sont des lacs qui débordent,
les chevaux ne franchissent plus le gué de Ross
et les hommes non plus.

Les oiseaux de l’île de Fâl errent sur la mer,
il n’est pas de rivage où la vague ne déferle,
dans les terres il n’y a plus de terre,
on n’entend plus les cloches et l’oiseau des marais ne chante plus.

Les loups du bois de Cuan ne trouvent
ni repos, ni sommeil, dans leurs tanières,
le roitelet ne trouve plus
d’abri pour son nid en Lonslope.

Sur la troupe des oiseaux se sont déchaînés
le vent mordant et le givre du nord,
le merle n’a plus de toit qui lui plaise
pour s’abriter du côté des bois de Cuan.

L’aigle de la vallée de Ridi Rua
souffre du vent rude,
grandes sont sa misère et sa peine,
il a de la glace dans son bec.

Se lever de la couette et de la plume
serait grande folie pour toi,
voilà pourquoi je dis froid,
froid, froid, jusqu’au jugement.

La poursuite de Diarmaid et Grainné.
Livre jaune de LECAN.

(Poésie Irlandaise)

Illustration

 

 

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