Arbrealettres

Poésie

Celle qui (Iso no Kami Otomaro)

Posted by arbrealettres sur 9 juillet 2018



 

ame

 

Celle qui de la montagne en automne
Avait les belles couleurs
L’enfant dont comme un jeune bambou
La taille était flexible,
De quelle façon
Peut-elle penser ?
Longue comme un câble de fibre
Promettait d’être sa vie.
Elle fut la rosée
Qui, déposée le matin,
Au soir
A disparu.
Elle fut le brouillard
Qui, s’élevant le soir,
Au matin
S’est dissipé.
Même moi, qui appris cette nouvelle
Brusque comme le son d’un arc de catalpa,
De l’avoir si peu vue
J’ai des regrets…
Alors, son époux,
jeune comme une herbe nouvelle,
Qui dormait allongé à son côté
Comme un sabre plaqué au corps
Et l’entourait de son bras
Pour lui faire un oreiller
Ne se sent-il pas désolé
De dormir en rêvant à elle ?
Ne la regrette-t-il pas,
pensant à elle avec nostalgie ?
La fille a passé
Avant son temps
Comme la rosée du matin
Comme le brouillard du soir.

(Iso no Kami Otomaro)

Illustration

 

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