Arbrealettres

Poésie

Sonnet de la hache (Claude Michel Cluny)

Posted by arbrealettres sur 9 juillet 2018



 

Sonnet de la hache

Tout est beau qui ne souffre pas d’attache
Simple loi du vent souffle du futur
nuages nus volant des linges purs
que nulle main ne tient ou ne relâche.

Sage loi, encor que le coeur ne sache
pesant recomptant sang pur impur
émule du pire — qu’on dit toujours sûr —
aimer le silence où frappe la hache.

Le temps nous retranche étrange océan
nos cris, nos morts. Les emporte le han
sourd roulé par le ressac qui rabâche.

Les mots sans voix qui les porte allant
crever en écume — le coeur s’étonnant
à tort qu’aucune main ne le détache.

(Claude Michel Cluny)


Illustration: Vladimir Kush

 

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