Arbrealettres

Poésie

Cuisses (Patrick Le Divenah)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2018




    
Cuisses

leur unique syllabe fait vibrer les lèvres
cuisses ! Je sens jaillir lorsqu’elles se révèlent
du profond de mon corps une impatiente fièvre
pour la calmer éloignons d’abord ces dentelles

ces voiles complices artifices qui sèvrent
l’ardeur de mes désirs attisée par leur zèle
pour que glissent mes mains libres des tissus mièvres
aux pentes du plaisir secret qu’elles recèlent

cuisses qui vous ouvrez comme portes d’un temple
pour initier mes sens à de nouveaux mystères
je laisse ma mémoire au seuil de votre chair

vous qui me saisissez lorsque je vous contemple
ou que je vous saisis, comme je vous vénère !
cuisses, bien plus que celle du grand Jupiter

(Patrick Le Divenah)

 

Recueil: Blasons du corps féminin
Traduction:
Editions: L’Échappée Belle

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