Arbrealettres

Poésie

La ferme (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2018



La ferme

Le tas de fumier fume dans la cour
Et le purin coule sur les pierres
Jusque sur la route
Les canards s’ébattent dans la mare
Pensive la vache rumine dans l’étable
Le porc me salue d’un grognement
Pendant que le coq parade
Comme un pacha au milieu de son harem

La fille de la fermière passe
Portant des œufs frais dans son tablier
Elle me sourit avec un air coquin.

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration: Alfred Roll

Une Réponse to “La ferme (Jean-Baptiste Besnard)”

  1. Ambiporc d’azur
    ———-

    Je suis l’ambicochon, vêtu d’un noble émail,
    Je n’ai pour tout trésor que des pièces de cuivre;
    Où sont les songes bleus que j’aimais tant poursuivre?
    Fourbus de lassitude, ils dorment au bercail.

    Une reine jadis admira mon travail,
    Qui, je ne sais pourquoi, s’est transformée en vouivre;
    Le roi me tutoyait quand il était bien ivre,
    Puis me reconduisait jusqu’à son grand portail.

    Je sais qu’au bout d’un temps la vie devient étrange,
    Que ce soit pour un porc ou bien pour un archange;
    Je n’ai pas d’opinion sur les décrets du Ciel.

    Je termine mes jours sans maître et sans disciple,
    Et je ne marche plus vers le pont Saint Michel,
    Mais ces nouveaux quartiers ont des splendeurs multiples.

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