Arbrealettres

Poésie

JEUNE MÈRE (Christophe Langlois)

Posted by arbrealettres sur 29 juillet 2018



Illustration: Mary Stevenson Cassatt
    
JEUNE MÈRE

Souvent tu me dévêtais
souvent j’étais vivant
il faut être nu pour chanter ce chant

l’eau que tu versais sur moi
retombait à grand bruit dans l’océan
épousait mon ventre grandissait mon sang
et me séchant contre toi tu fredonnais
quelque chose d’une voix légère
que je ne connaissais pas et qui était toi
je ne bougeais plus je t’écoutais
enveloppé dans la serviette humide
une de tes mèches contre ma joue

il faut être nu pour chanter ce chant
souvent tu me dévêtais
souvent j’étais vivant

(Christophe Langlois)

 

Recueil: L’amour des longs détours
Traduction:
Editions: Gallimard

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