Arbrealettres

Poésie

JE (Axel Toursky)

Posted by arbrealettres sur 30 juillet 2018



 

Ernest Pignon-Ernest n

JE
(Extraits)

L’aventure touchée au ventre
Se casse en deux. Il est midi.
Je n’ai pas faim. La ville rentre
A son impavide appétit.

Un peu de monde, une voiture,
Un mort tout neuf sur le pavé :
A la police de conclure
Quelle soif la terre approuvait…

A la terre un jour de me dire
Quelle sagesse m’a perdu.
Je m’en vais. Cela doit suffire
Au bonheur, un homme étendu.

*

Ombre qui me revient
par la vertu des lampes
et me fuit aussitôt
je t’appelle ma vie.

Rafales de plein fouet,
le vent grille pour moi
la lourde cigarette
des condamnés sans mort.

Un jour de lâcheté
va s’ajouter aux autres.
Une arme au cran levé
tiédit contre le coeur.

(Axel Toursky)

Illustration: Ernest Pignon-Ernest

 

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