Arbrealettres

Poésie

MADRIGAL (Jean de la Ville de Mirmont)

Posted by arbrealettres sur 3 août 2018



MADRIGAL

Je crois trouver en vous, Madame, l’étrangère
Qu’il nous faut éviter selon les livres saints,
Et dans vos yeux trop grands que leur cerne exagère
Je n’ose présumer que de vénals desseins.

Mais depuis si longtemps parmi les foules j’erre
Sans rencontrer un frère et pas même un cousin,
Qu’en tout bien tout honneur je ne saurais moins faire
Que de vous proposer un verre sur le zinc.

Acceptez sans façons ! Nous nous connaissons d’Eve
Et d’Adam. Il suffit. Chère amante, je lève
Ma coupe en bénissant le soir qui nous unit.

A défaut de l’amour et de la foi qui sauve
Je vous offre ce coeur, bon compagnon d’alcôve
Et complice discret dans le désert d’un lit.

(Jean de la Ville de Mirmont)

Illustration: Marc Chagall

 

 

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