Arbrealettres

Poésie

Qui me réchauffe, qui m’aime encore ? (Frédéric Nietzsche)

Posted by arbrealettres sur 4 août 2018



 

Gao Xingjian escanear

[…]

Qui me réchauffe, qui m’aime encore ?
Donnez des mains chaudes !
donnez des coeurs-réchauds !
Etendue, frissonnante,
Pareille au moribond à qui l’on chauffe les pieds,
secouée, hélas ! de fièvres inconnues,
Tremblante devant les glaçons aigus des frimas,
chassée par toi, pensée !
Innommable ! Voilée ! Effrayante !
chasseur derrière les nuages !
Foudroyée par toi,
œil moqueur qui me regarde dans l’obscurité !
Ainsi je suis couchée,
je me courbe et je me tords, tourmentée
par tous les martyrs éternels,
frappée
par toi, chasseur le plus cruel,
toi, le dieu — inconnu…

[…]

(Frédéric Nietzsche)

Illustration: Gao Xingjian

 

Une Réponse to “Qui me réchauffe, qui m’aime encore ? (Frédéric Nietzsche)”

  1. flipperine said

    DIEU est certes inconnu mais il est tjs près de nous à veiller

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