Arbrealettres

Poésie

LE PRISONNIER (Norge)

Posted by arbrealettres sur 15 août 2018



LE PRISONNIER

Les idées de Victor étaient comme des briques :
égales, pesantes, aux arêtes vives.
Il se mit à l’ouvrage et bâtit une tour superbe.
Mais la porte fut oubliée.
L’infortuné Victor enfermé par ses briques,
ne trouva plus d’issue
et périt lentement dans sa prison d’idées.

(Norge)

6 Réponses vers “LE PRISONNIER (Norge)”

  1. Harmony said

    Une brique ne réfléchit pas.Pauvre Victor.

  2. Vision sinistre de l’état de « prisonnier » :

    Des grilles des verrous
    Et des portes d’acier
    Enferment dans des trous
    Bien trop de prisonniers
    Au visage émacié
    Attendant leurs bourreaux
    Derrière les barreaux.

    1953

  3. Tour minimaliste
    ————

    Cette tour au Ponant modestement s’élève,
    Je la vois rosissant aux derniers feux du jour ;
    Des arbres merveilleux poussent aux alentours,
    Il est doux de flâner dans ce décor de rêve.

    D’un poète latin ce lieu fut le séjour,
    Dont j’aime réciter deux ou trois strophes brèves ;
    Au long des nuits d’hiver il écrivait sans trêve,
    Mais sans jamais se perdre en de trop longs discours.

    Il narre le meilleur, il raconte le pire,
    Évoquant la naissance et la fin des empires ;
    Or, tout ce qu’il en pense, il le dit sans façon.

    L’amour est le sujet de ses plus belles pages,
    Avec délectation, je les lis sur la plage ;
    C’est beau comme un sonnet, beau comme une chanson.

    • La tour et la roue
      ———–

      La tour Eiffel s’adresse à nos antennes,
      Voix traversant quelques nuages blancs ;
      La roue du Temps, de son puissant élan,
      Guide les sons vers des zones lointaines.

      Brève est la Vie, la Mort est incertaine,
      Et l’avenir est fait de faux-semblants ;
      Car nous errons, nous n’avons aucun plan,
      Notre vaisseau vogue sans capitaine.

      La tour, la roue, mon cher Apollinaire,
      Vont s’embrasser, foin des préliminaires,
      Et tu pourras baptiser leurs enfants.

      Oublie ces mots, faits d’une vaine écume ;
      Ils sont venus d’une naïve plume
      Qui d’une mouche a fait un éléphant.

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