Arbrealettres

Poésie

Archive for 27 août 2018

Ton âme était un chaton (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 27 août 2018




    
Ton âme était un chaton qui poussait la pelote ensoleillée de la vie,
reculant parfois une seconde de stupeur,
reprenant son jeu à la seconde suivante.

(Christian Bobin)

 

Recueil: Carnet du soleil
Traduction:
Editions: Lettres Vives

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Tout perdre (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 27 août 2018



Illustration: Marc Chagall
    
Tout perdre n’a rien d’étonnant.
C’est le fait d’avoir tout trouvé
qui est le vrai mystère.

(Christian Bobin)

 

Recueil: La grande vie
Traduction:
Editions: Folio

Posted in méditations | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

Un enfant tient un trésor entre ses mains (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 27 août 2018



Illustration: Edouard Boubat
    
Un enfant tient un trésor entre ses mains.
Un missel, une bille, un coquillage.
Il serre les mains si fort sur son bien qu’il le fait entrer sous ses ongles, dans ses veines, son cerveau,
le métamorphose en lumière dont l’enfant n’est plus lui-même qu’un accident bienheureux, comblé.

(Christian Bobin)

 

Recueil: La grande vie
Traduction:
Editions: Folio

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Vers le milieu l’après-midi (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 27 août 2018




    
Vers le milieu l’après-midi, un silence s’est fait partout dans le pré.
Le ciel soudain a pâli comme quelqu’un qui on vient d’annoncer une mort.
Il n’y avait plus rien. Et puis tout s’est rallumé.

C’est quelque chose qui arrive très souvent,
vers le milieu de l’après-midi.
On ne le remarque guère.

Il faut être prisonnier ou malade,
ou assis devant une table, en train d’écrire, pour s’en apercevoir :
l’étoffe du jour est trouée.

Par les trous on voit le diable
— ou, si vous préférez ce mot plus
calme : le néant.

Il y a un instant où le monde est laissé seul.
Abandonné.

C’est comme si Dieu retenait son souffle.
Un intervalle de néant entre deux domaines de la lumière

(Christian Bobin)

 

Recueil: La grande vie
Traduction:
Editions: Folio

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Je ne vis pas dans le temps (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 27 août 2018




    
Je ne vis pas dans le temps.
Personne ne vit dans le temps.

(Christian Bobin)

 

Recueil: La grande vie
Traduction:
Editions: Folio

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , | Leave a Comment »

L’écriture (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 27 août 2018




    
L’écriture c’est un ange.
Un sourire qui cherche la sortie.

(Christian Bobin)

 

Recueil: La grande vie
Traduction:
Editions: Folio

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , | 1 Comment »

Il n’y a pas d’autres preuves (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 27 août 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
Il n’y a pas d’autres preuves
de l’existence de Dieu
que les preuves poétiques.

(Christian Bobin)

 

Recueil: Carnet du soleil
Traduction:
Editions: Lettres Vives

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

Il faut faire son travail au mieux (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 27 août 2018



Illustration: Ludovic Florent
    
Il faut faire son travail au mieux
puis s’en détacher brutalement.
La poussière couvrira tout.
Il faut aller d’un pas plus léger que la poussière.

(Christian Bobin)

 

Recueil: Carnet du soleil
Traduction:
Editions: Lettres Vives

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Il y a des profondeurs (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 27 août 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
Il y a des profondeurs qui mentent
et des légèretés qui ressuscitent.

(Christian Bobin)

 

Recueil: Carnet du soleil
Traduction:
Editions: Lettres Vives

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

Nous nous enfonçons (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 27 août 2018




    
Nous nous enfonçons dans la mort de ceux que nous aimons
comme un buisson épineux, traversé mains tendues.
Nous sortons de l’autre côté merveilleusement écorchés.

(Christian Bobin)

 

Recueil: Carnet du soleil
Traduction:
Editions: Lettres Vives

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :