Arbrealettres

Poésie

Il sait (Marie NDiaye)

Posted by arbrealettres sur 9 septembre 2018



 

Illustration: Dominique Zehrfuss
    
Il sait que l’ourson ne sera d’aucune fête
Les songeries du rhino sont austères en Malaisie
Et l’attente paraît bonne quand on ne veut rien décider
Il et plus facile de regarder les autres, dans l’étreinte, feindre l’amour fou

Les songeries du rhino sont austères
Comment pouvait-elle, ma propre maison, se détourner de moi si durement
Il est plus facile de regarder s’étreindre les autres
Je savais immobile que je n’entrerais jamais plus

(Marie NDiaye)

 

Recueil: Vingt-huit bêtes: un chant d’amour
Traduction:
Editions: Gallimard

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