Arbrealettres

Poésie

Une nuit d’été (Antonio Machado)

Posted by arbrealettres sur 9 septembre 2018



    

Une nuit d’été
— la porte et la fenêtre
de ma maison étaient ouvertes
la mort entra dans ma maison.
De sa couche elle s’approcha
— sans même me regarder,
de ses doigts très fins
elle brisa
une chose si ténue.
Muette et sans me regarder
la mort passa de nouveau
devant moi. Qu’as-tu fait?
La mort ne répondit pas.
Ma petite fille demeura tranquille,
mon coeur plein de douleur.
Ah! ce que la mort a brisé
était un fil entre nous deux!

(Antonio Machado)

 

Recueil: Champs de Castille précédé de Solitudes, Galeries et autres poèmes et suivi de Poésies de la guerre
Traduction: Sylvie Léger et Bernard Sesé
Editions: Gallimard

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