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Poésie

Archive for 26 septembre 2018

Un vent très léger (Fernando Pessoa)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2018



Léger, léger, très léger,
Un vent très léger vient passer,
Puis s’en va, toujours très léger.
Et moi, je ne sais ce que je pense
Et ne cherche pas à le savoir.

(Fernando Pessoa)

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ENTRETIEN (Kenneth White)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2018



terr de diamant

 

ENTRETIEN

« Qu’est-ce que tu penses du mouvement hippy ?
– c’est une fleur céleste.
– Et toi, qu’est-ce que tu cherches ?
– La terre de diamant. »

*

INTERVIEW

« What do you think of the hippy movement?
— It’s a sky flower.
— And what are you after?
— Earth diamond. »

(Kenneth White)

Illustration

 

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Les enfants comptent (Katell Antoine)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2018



Le visage tourné
vers l’écorce, les
enfants comptent
à l’université des bois

(Katell Antoine)


Illustration

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Les corps de la nuit (Georges Schehadé)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2018


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Pour rejoindre le pavot des paupières innocentes
Les corps de la nuit deviennent la mer

(Georges Schehadé)

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Le Parasol de Chèvre (Saint-John Perse)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2018



Le Parasol de Chèvre

Il est dans l’odeur grise de poussière,
dans la soupente du grenier.
Il est sous une table à trois pieds;
c’est dans la caisse où il y a du sable
pour la chatte et le fût décerclé
où s’entasse la plume.

(Saint-John Perse)

Illustration

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Heureux le poisson (Katell Antoine)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2018



contre la dune
un vieux couple rafistole
deux cannes à pêche
par-delà les grandes herbes
le camping
et sa glu d’humains
heureux le poisson
libre dans son maillot
d’écailles

(Katell Antoine)

Illustration

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Retour (Georges Schehadé)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2018



Si Jamais tu reviens en terre natale
A pas lents comme un cheval dont le soir accroît la fatigue
Oh va dans ce jardin
Retrouver la rose méconnaissable
Le chrysanthème à la crinière de lion
– D’immenses araignées volent avec des papillons
Comme dans les fièvres de l’enfance
Souris ou pleure mais ne crains rien
C’est l’ombre qui remue avant d’être nuit claire.

(Georges Schehadé)

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Si belle! Seuls demeurent ces vers (Fernando Pessoa)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2018



Demain tous ces mots en lesquels je t’aime
Seront vivants, toi morte.
Corps, tu étais en vie pour ne plus l’être,
Si belle! Seuls demeurent ces vers.

(Fernando Pessoa)

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ACHAWAKAMIK (Kenneth White)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2018



 

ontario

ACHAWAKAMIK

Lá-haut sur le bord de la baie d’Hudson
titre la rivière Severn et la rivière Winisk
se trouve un lieu nommé Achawakamik

en langue Cree, cela veut dire
d’un lieu pour regarder.

on raconte qu’un vieil homme au bord de la mort
planta là son wigwam
afin que, mourant, il pût voir
les forêts et les eaux
et le souffle du grand esprit
si tu vas là-haut un jour

essaie de voir avec ses yeux

*

ACHAWAKAMIK

Up on the edge of Hudson’s Bay
between the river Severn and the river Winisk
there is a place called Achawakamik

in the Cree language, that means
« a place towatch from »

they say, on the point of dying, an old man
planted his wigwam there
so that in his dying he might see
the forests and the waters

and the breath of the great spirit
if you go up there one day
try and see with his eyes

(Kenneth White)

Illustration

 

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Ainsi pleurent les dieux… (Fernando Pessoa)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2018




Diane à travers les branches
Guette la venue d’Endymion,
Endymion qui jamais ne vient,
Endymion, Endymion,
Dans la forêt lointain…

Et une voix esseulée plane
Appelant de cris au travers des branches
Endymion, Endymion…

Ainsi pleurent les dieux…

(Fernando Pessoa)

Illustration: Louis-Jean-François Lagrenée

 

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