Arbrealettres

Poésie

Archive for 6 octobre 2018

Tant et tant de vies (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2018



    

Tant et tant de vies ont vécu,
Tant et tant de paroles sont dites.
Le dernier mot, nul ne l’entend;
Toi seul qui sais, le diras-Tu?

(François Cheng)

 

Recueil: Enfin le royaume
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La joie (Gilles Deleuze)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2018



Illustration: Josephine Wall 
    
La joie, c’est être présent
à plus grand que soi.

(Gilles Deleuze)

 

Posted in méditations | Tagué: , , , | Leave a Comment »

La poésie (Louis Aragon)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2018



 

    
La poésie est ce qui n’exige pas d’être compris
et qui exige la révolte de l’oreille.

(Louis Aragon)

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

Le poème (Octavio Paz)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2018




    
Le poème exige l’abolition du poète qui l’a écrit
et la naissance du poète qui le lit.

(Octavio Paz)

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

Nous rions, nous trinquons (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2018



Illustration: https://www.nuagesdemots.fr/

    
Nous rions, nous trinquons. En nous défilent les blessés,
Les meurtris; nous leur devons mémoire et vie. Car vivre,
C’est savoir que tout instant de vie est rayon d’or
Sur une mer de ténèbres, c’est savoir dire merci.

(François Cheng)

 

Recueil: Enfin le royaume
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Parfois (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2018



Illustration
    
Parfois, détaché de la multitude,
Un regard anxieux te sollicite.
Tu restes coi; avec l’autre, tous deux,
Vous entrez dans la commune solitude.

(François Cheng)

 

Recueil: Enfin le royaume
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Nous cheminons vers le sens (Hölderlin)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2018



Illustration: Josephine Wall
    
Nous cheminons vers le sens dans la mesure
où nous habitons en poète sur la terre.

(Hölderlin)

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

Chanson (Attila Jozsef)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2018



 

Illustration: Philippe Loubat
    
Chanson

Je suis joyeux, je ne dis mot,
j’ai laissé ma pipe, mon couteau.
Je suis joyeux, je ne dis mot.

Hop ! Vent, disperse mon rondeau !
Personne à qui mettre sur le dos :
« Il fait sa joie de mes fléaux ».
J’étais nuage, le ciel est haut.
Je suis joyeux, je ne dis mot.

(Attila Jozsef)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: Ni père ni mère
Traduction: Guillaume Métayer
Editions: Sillage

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

Je t’écris (Vénus Khoury-Ghata)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2018



Illustration: Francine Van Hove
    
Je t’écris parce que tu ne sais pas lire
que tu récites sans te tromper l’alphabet de la peur
que tu reconnais au toucher l’herbe nourricière
au flair la source en amont du filet d’eau

je t’écris pour te dire mon manque de ta main sur le ventre blanc du bouleau
et de ton désarroi quand pâlissait le maïs

je t’écris sans écrire
les passants piétinent ce que j’écris
mes consonnes ont la peau rêche
mes voyelles sont nues
je t’écris pour éteindre le feu qui dévore mes doigts dès qu’ils touchent ton nom.

(Vénus Khoury-Ghata)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: Gens de l’eau
Traduction:
Editions: Mercure de France

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le Minotaure (Barbara)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2018



Illustration: Pablo Picasso
    
Le Minotaure

Dans le grand labyrinthe où je cherchais ma vie,
Volant de feu en flamme comme un grand oiseau ivre,
Parmi les dieux déchus et les pauvres amis,
J’ai cherché le vertige en apprenant à vivre.

J’ai cheminé souvent, les genoux sur la terre,
Le regard égaré, embrouillé par les larmes,
Souvent par lassitude, quelquefois par prière,
Comme un enfant malade, envoûté par un charme.

Dans ce grand labyrinthe, allant de salle en salle,
De saison en saison, et de guerre en aubade,
J’ai fait cent fois mon lit, j’ai fait cent fois mes malles,
J’ai fait cent fois la valse, et cent fois la chamade.

Je cheminais toujours, les genoux sur la terre,
Le regard égaré, embrouillé par les larmes,
Souvent par lassitude, quelquefois par prière,
Comme un enfant rebelle qui dépose les armes.

Mais un matin tranquille, j’ai vu le minotaure
Qui me jette un regard comme l’on jette un sort.

Dans le grand labyrinthe où il cherchait sa vie,
Volant de feu en flamme, comme un grand oiseau ivre,
Parmi les dieux déchus et les pauvres amis,
Il cherchait le vertige en apprenant à vivre.

Il avait cheminé, les genoux sur la terre,
Le regard égaré, embrouillé par les larmes,
Souvent par lassitude, quelquefois par prière,
Comme un enfant rebelle qui dépose les armes.

Dans ce grand labyrinthe, de soleil en soleil,
De printemps en printemps, de caresse en aubaine,
Il a refait mon lit pour de nouveaux sommeils,
Il a rendu mes rires et mes rêves de reine.

Dans le grand labyrinthe, de soleil en soleil,
Volant dans la lumière, comme deux oiseaux ivres,
Parmi les dieux nouveaux et les nouveaux amis,
On a mêlé nos vies et réappris à vivre…

(Barbara)

Découvert ici: https://petalesdecapucines.wordpress.com/

Posted in dessins, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :