Arbrealettres

Poésie

Les ondes empressées l’une après l’autre roulent (Fernando Pessoa)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2018




Les ondes empressées l’une après l’autre roulent,
Déroulent leur glauque remous, tout en
Crissant leur blanche écume
Sur le sable bistre des plages.

Les nuées alanguies l’une après l’autre entrouvrent
En déchirant leurs remous de rondeur
Et le soleil vient réchauffer l’espace
D’air ouvert par les nuées raréfiées.

Indifférente à moi, autant que moi à elle,
La nature de ce jour calme enlève
Peu à la notion que j’ai
Que le temps s’évanouit.

Seul un vague chagrin sans cohérence
S’arrête un instant au seuil de mon âme !
Et, m’ayant à peine fixé,
Il passe, souriant de rien.

(Fernando Pessoa)

Illustration: Georges Lacombe

 

2 Réponses to “Les ondes empressées l’une après l’autre roulent (Fernando Pessoa)”

  1. Lara said

    le temps qui s’évanouit ..
    J’aime bien comme son chagrin passe  » souriant de rien  » ..

Qu'est-ce que ça vous inspire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :