Arbrealettres

Poésie

LES REVES FUMENT (Georges Themelis)

Posted by arbrealettres sur 27 octobre 2018



 

Ettore Aldo Del Vigo

LES REVES FUMENT

Yeux et lèvres, chair, vêtement aérien.

C’est une ombre, il cherche sa naissance,
Une autre mère, un autre enfantement.
Il est nu et a froid, il disparaît.

Là, où le corps tombe, s’étend sa forme,
Corps dans le corps, corps de mon corps.

(On nous met au monde, mon Dieu, on nous élève
On nous ferme les paupières et on gémit sur nous.)

Un feu couve qui ne dort jamais
Nous brûle et nous fait flamber : chair, os.

Nous ne pouvons pas nous rencontrer,
Voir la lumière, exister,
Hors du sommeil, hors de la mort.

Hors de la flamme qui nous brûle.

Nous n’existons que dans le feu.
Les rêves fument dans la nuit.

(Georges Themelis)

Illustration: Ettore Aldo Del Vigo

 

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