Arbrealettres

Poésie

Une nuit je pris entre mes mains ton visage (Rainer Maria Rilke)

Posted by arbrealettres sur 27 octobre 2018



Une nuit je pris entre mes mains
ton visage. La lune l’éclairait.
Ô la plus insaisissable des choses
sous un excès de pleurs.

C’était presque un objet docile, simplement là,
calme comme une chose, à le tenir.
Et cependant il n’était pas, dans la froide
nuit, d’être qui m’échappât plus infiniment.

***

Einmal nahm ich zwischen meine Hände
dein Gesicht. Der Mond fiel darauf ein.
Unbegreiflichster der Gegenstände
unter überfließendem Gewein.

Wie ein williges, das still besteht,
beinah war es wie ein Ding zu halten.
Und doch war kein Wesen in der kalten
Nacht, das mir unendlicher entgeht.

(Rainer Maria Rilke)

 

 

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