Arbrealettres

Poésie

JE T’AIME, HOSTILE OISEAU (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 29 octobre 2018



 

Adolph Gottlieb  cri

JE T’AIME, HOSTILE OISEAU

Ce n’est pas de mourir que nous mourrons

Mais de porter le jour en mille échardes
D’être la proie d’un seul de nos visages
De tenir nos maisons pour le lieu

Ce n’est pas de mourir que nous mourrons

Mais de l’écume qui perd mémoire
de ses tempes d’océan

De l’herbe forcée dans son repaire
Des plaines que l’heure racornit

Gorgés de forêts insondables
de n’en dévoiler qu’un rameau
Et du hasard,
atoll qui se réduit

Vie tigrée sur nos vies
A quel filet te prendre ?

Je t’aime, hostile oiseau.

(Andrée Chedid)

Illustration: Adolph Gottlieb

 

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